COMPORTEMENT EDUCATIF

LE COMPORTEMENT ÉDUCATIF
DES GUADELOUPÉENS EST EN CAUSE ! 

Il m'est totalement étranger de concevoir l'activité absurde de l'être humain civilisé moderne, qui ne trouve même plus le temps de se cultiver véritablement, en pensant à la Guadeloupe, posons-nous cette question : « Qu'est-ce qu'un Guadeloupéen ou une Guadeloupéenne ? » Tout le monde se sent capable de répondre brillamment qu'il s'agit d'une personne née en Guadeloupe de père et de mère de souche ou non, possédant une connaissance du créole ! Une telle description, même énoncée avec autorité cache en fait, bien souvent, une méconnaissance plus ou moins totale des réalités identitaires.
Comment expliquer cette lacune à une époque où, incontestablement un nombre de gens, sans cesse croissant reste éloigné du savoir de se connaître et de se définir. 
Dans la majorité des cas il semblerait que ce qui fait défaut est l'acquisition préalable de quelques notions simples de sa propre identité. Celles-ci, connues et assimilées, il sera aisé de parler de soi, de sa famille, de son peuple, de son pays... La connaissance est la base de tout.
Pourquoi donc la réserver, a priori, comme un domaine où seuls seraient à l'aise des citoyens entreprenants ? Certes, un citoyen lambda ne se transformera pas du jour au lendemain en un « citoyen averti », mais ceci n'empêche pas que, peu à peu, ses connaissances se multiplieront tandis que ses motifs d'enthousiasme se diversifieront. Il en sera de lui comme de l'écolier du dimanche, qui n'est ni collégien ni lycéen, ce qui ne veut pas dire que c'est un enfant des rues, et qui, cependant, s'attelle à des savoirs de plus en plus complexes.
Moralité donc : ne pas partir à l'aveuglette... surtout lorsqu'il s’agit de s’instruire.
L’impératif de survie de la Guadeloupe exige que le niveau de bien-être global des Guadeloupéens soit rapidement porté à un seuil minimum de subsistance. Ce seuil peut être défini comme celui où les Guadeloupéens seront en mesure : 

1°- de s'auto-instruire et de s’inscrire dans le système de l’éducation populaire
2°- d’assurer à chacun des membres de leur famille, les besoins essentiels en nourriture, habillement, logement, santé, éducation et transmission. 
Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif personnel d'appréhender votre identité. Je suggère la culture générale et l'histoire de son pays au sein d'une bonne « association loi 1901 ».

Germain Félicité Bilal CANTAL  

Président de l’Irétra Bio Environnement

www.iretra.com

TRILOGIE QUI FAIT PEUPLE

 Comment en est-on arrivé là ?

 

Les maladies psychologiques venues de notre histoire isolent, abîment et tuent.

Comment faire pour traiter de pareilles maladies, sans une révolution de prise de conscience d’abord et de soins appropriés, en prenant en compte l’ampleur du traumatisme subit en Guadeloupe. Nous sommes potentiellement tous concernés dans un archipel gangrené par la violence, la misère, le chômage et le désespoir. Le peuple est submergé de peurs et d’émotions.  Je qualifie ce contexte comme « La trilogie qui fait population » que je définis par ces propos :

1-   Une tragédie orchestrée sournoisement et silencieusement à Paris par Louis XIII et son premier ministre Richelieu, s’est déroulée d’une manière machiavélique en Guadeloupe depuis le 28 Juin 1635 date à laquelle mandatés par la Compagnie des Iles d'Amérique, les Français débarquèrent à la Pointe Allègre à Saint-Rose, sous la conduite de Duplessis et de Liénal de l'Olive avec quatre religieux de l'ordre de Saint Dominique choisis par ce même Richelieu. Petite parenthèse à propos des quatre cents engagés par contrat pour trois ans, nommés les 36 mois. Qu’on ne veuille pas nous faire croire que des pauvres paysans sans terre, sans fortune, sans arme aucune, pouvaient être des colons ! Ils faisaient partis des plus braves des travailleurs de la France hexagonale, ils ne pouvaient pas être des colonisateurs en Guadeloupe ! Soyons sérieux enfin ! Ils étaient des victimes de la France coloniale. Après que ces engagés fut décimés par la fièvre jaune, la diarrhée et bien d’autres maladies, les autorités ont fait preuve d’une indifférence scandaleuse en les abandonnant sur l’île depuis 1643, huit ans après leur arriver. Jusqu’à nos jours, ces déracinés déportés aux caraïbes sont laissés-pour-compte.

 

2-   Autrefois, les chaînes étaient-là, bien visibles pour empêcher nos aïeux de l’Afrique de l’Ouest prendre la fuite. Aujourd’hui, elles sont-là invisibles et servent à garder dans nos esprits la peur de soi-même et de l’autre. Nos aïeux, après avoir été mis à l’ombre pendant deux siècles et cinq ans par l’esclavagisme européen, celui-ci a déclaré l’abolition de l’esclavage en 1848. A partir de cette date et abandonnés à leur sort, les esclaves affranchis et leurs descendants, sont restés sans indemnisation, sans même un lopin de terre pour subvenir à leurs besoins vitaux. Le traumatisme du peuple s’est accentué et l’a entrainé dans les abîmes que j’appelle l’ombre de l’ombre « la pénombre ».

 

3-   Les Indiens : premier arrivage en Guadeloupe en1854. Des dirigeants de pays d’Europe sont venus dans les Indes en conquérants. Ils ont coupé nos pères et nos mères de leur passé, ils leur ont arraché leur esprit et leurs racines, mutilés leur corps. Ils ont désenchanté les Indes… Ils les ont trompé en leur faisant croire qu’ils vont les aider à revenir aux Indes tous les trois mois, alors qu’il fallait compter trois mois et 11 jours pour effectuer le parcours aller en bateau des Indes vers la Guadeloupe. De 1854 à 1889, il fut débarqué à Pointe-à-Pitre-Guadeloupe plus de 45 000 Indiens : hommes, femmes et enfants.


Logiquement, l'observation la plus importante qu'on doit faire est d'ordre moral, spirituel et psychologique. Hélas ! bien sûr, de ce côté-là on est souvent aveugle volontairement.
Est-il possible de se prendre en main aujourd’hui dans l’archipel Guadeloupe ? Nous répondons tout de suite, oui ! Mais à quel prix ? Pour y arriver vraiment, faudrait-il pouvoir se doter de la moralité, de la spiritualité, du respect de son corps et de son esprit et surtout savoir bien les nourrir. D’aimer la culture générale et s’instruire tout au long de la vie. Un peuple qui manque de savoir ne peut pas évoluer convenablement. Je vous encourage de toute ma force à saisir le bon sens de mes propos. 
Le temps est révolu mais ce peuple de l’archipel Guadeloupe à l’air d’être bien mal foutu ! 
G. F. Bilal CANTAL 

E-mail – gf_bilal_cantal@yahoo.fr